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Safari 5 Villes

Récit de voyage du 8 au 13 avril 2018 | Bus no. 27

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Récit de notre guide:

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Greta Crestani

plusieurs informations

Comment tu es devenue une guide?

J’ai commencé á travailler comme guide en Italie quand j’allai á l’université. J’organisai les voyages pour les courses d école et pour les retraités aussi. Après j’ai travaillé poir un incoming tour operator en Italie. Quelque année plus tard, après le demenagement en Suisse, j’ai postulé pour Car Tours et… me voilà!

Quels sont les avantages d’un voyage de «car-tours»?

C’est tous bien organisé, tu dois seulement penser á t’amuser et á profiter bien. Et en plus les gens aiment bien connaître des amis pendant le voyage.

Raconte-nous d`une experience rigolo avec un groupe?

Une fois, on rentrait d’un voyage en Toscana et á Montreux toutlemond etait très fatigué et anxieux de rétourner á la maison. Sauf que on a trouvé un sacré bouchon sur la route. Alors avec le chauffeur on a mis la musique et on a organisé un karaoke. J’ai aussi servi un peu de vin comme apéro et á la fin toutlemond chantait comme á Sanremo. Même le chauffeur a fait deux ou troi morceau. Le bouchon est passé et on s’est même pas avisé….ça a été trop drôle.

Voyages-tu également pendant tes vacances? Si oui, où vas-tu?

Un peu partout, je vais souvent en Sicile mais aussi en plusieurs destinations en Europe et parfois des long voyages cet année j’ai été à Cuba. Voyager c’est toujous magnifique!

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Safari 5 villes

6 jours de voyage dès Fr. 599.-

date de voyages en avril et octobre 2020

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Safari 5 Villes

Découvrir cinq villes différentes, ce n’est pas simplement visiter cinq agglomérations réparties tout au long de la presqu’île italienne. Chaque ville possède sa propre histoire et sa propre identité. D’une ville à l’autre, les régions peuvent aussi être très diverses. Et pour les Italiens, les particularités régionales revêtent une importance particulière. Chaque ville est donc un univers en soi et c’est une des raisons pour lesquelles ce voyage me semble aussi intéressant qu’intense.

Nous commençons par Milan, capitale de la mode, qui nous accueille pour le premier jour du printemps. La ville s’apprête à célébrer ce jour-même la Maratona, le marathon de Milan – un évènement sportif majeur. De nombreuses routes sont fermées à la circulation pour l’occasion et, le long des boulevards, le trafic habituellement dense et bruyant a cédé la place aux athlètes professionnels et autres coureurs lambda, tous passionnés par la course à pied et déployant de gros efforts pour rallier la ligne d’arrivée.

Rejoindre le château Sforza nécessite donc de suivre quelques déviations. Le temps de descendre du car et nous voilà tous partis pour une belle promenade: Largo Cairoli, Via Dante, il Piccolo Teatro et finalement la Scala. Comme le roi Vittorio Emanuele et la noblesse au 19e siècle, nous rejoignons la Piazza Duomo en passant par la prestigieuse Galleria. C’est un véritable tourbillon de lumières et de couleurs, avec, tout au fond, le spectacle de la façade de la cathédrale et de la place bondée de touristes. Du haut de ses 108 mètres, la Madonnina, la statue d’or de la vierge à l’enfant, semble nous regarder et nous donner sa bénédiction pour un voyage encore long et rempli de surprises.

Le lendemain, direction Florence, à l’occasion d’un agréable trajet. Notre chauffeur Michael est déjà devenu champion de vitesse au remplissage des papiers nécessaires à l’entrée dans la ville. Une joyeuse ambiance règne à bord du car. Malheureusement, le printemps ne s’est pas encore installé dans la belle Toscana et la pluie nous cause quelques petits soucis. En sortant du car, nous faisons connaissance avec Angela, notre guide locale, qui a déjà un itinéraire parfaitement rôdé à nous proposer pour découvrir les merveilles de Florence, berceau de la Renaissance. Le mot-clé de la journée semble être «concours». A l’époque des Medicis déjà, tout était prétexte à l’organisation de concours. Il y en eut un pour la Porte du Paradis, pour le Dôme, pour le David et pour les statues de l’Oratoire de Saint-Michel. Les vainqueurs sont bien sûr connus: Michel-Ange, Filippo Brunelleschi, Ghiberti. Et des siècles plus tard, on en saisit encore le bien-fondé, tant ces chefs-d’œuvre sont parfaits à nos yeux. A Florence, chaque recoin recèle des trésors d’art, mais il y a bien plus à voir et à faire… comme par exemple une belle photo avec le Ponte Vecchio en toile de fond, si riche de couleurs et de magie. Ou une caresse au sanglier porte-bonheur, l’achat d’un sac à main dans un des nombreux marchés spécialisés dans les articles en cuir ou du shopping dans les magasins de la Piazza Repubblica… A moins que vous ne préfériez déguster un bon panino accompagné d’un verre de Chianti dans un Vinaio, mélange entre une taverne et une épicerie. Une véritable institution à Florence. L’après midi, il arrête même de pleuvoir et la marche vers le car se transforme en une jolie promenade le long de l’Arno, occasion de discuter avec les membres du groupe et commenter encore les belles découvertes de la journée.

«Combien y a-t-il d’habitants à Rome?», «Quelle est la superficie de la capitale italienne?», «Je n’imaginais pas une si grande ville»… Voici quelques questions et commentaires des clients, tandis que notre car quittait l’autoroute et traversait la banlieue en direction du centre-ville.

Après un bon repas et une nuit de repos dans un élégant hôtel de Chianciano Terme, nous nous sommes levés très tôt pour rejoindre la capitale italienne. Et nous voilà… bloqués dans les embouteillages! «Nous nous trouvons dans une très grande ville, très densément peuplée, dont le présent se heurte sans cesse au passé. Ce qui occasionne de nombreux problèmes. Chaque chantier de construction met à jour de nouveaux vestiges antiques enfouis dans le sous-sol, et tout est à recommencer. Nulle part ailleurs il est aussi difficile de construire une ligne de métro». J’explique la problématique et les passagers me bombardent de questions. Nous descendons enfin du car et notre guide Pietro – un «romano de Roma», un Romain de Rome – est un guide à l’ancienne qui a travaillé des années aux archives nationales et qui connait sa ville dans les moindres recoins. Il marche lentement, ouvrant le chemin à travers les ruelles étroites qui mènent à la Piazza di Spagna. Tous les illustres personnages d’hier et d’aujourd’hui ont parcouru les escaliers de la Trinità dei Monti – la Trinité des Monts – papes, artistes, écrivains, voyageurs… il suffit de penser à Goethe, Byron, Keats, D’Annunzio, mais aussi à Tom Cruise, Brad Pitt ou Giorgio Armani. D’une merveille à l’autre, nous arrivons avant midi au Colisée, où nous attend notre adorable Michael. Nous quittons la ville l’après midi, avec la chaude image de la Piazza San Pietro – la place Saint-Pierre et sa basilique – immense espace que Michel-Ange et Bernini avaient imaginé comme deux bras ouverts qui accueilleraient tous les peuples du monde.

Après le grand chaos de Rome, Ravenne apparaît comme un havre de paix, calme et ordonnée, avec ses maisons aux teintes pastel et ses ruelles propres et sans trafic. La journée fleure vraiment bon les vacances! Ville moins courue, plus anonyme, Ravenne abrite des trésors bien cachés au cœur de ses nombreuses églises, trésors qu’elle ne révèle qu’aux visiteurs attentifs prêts à pénétrer à l’intérieur et se laisser séduire par l’incroyable beauté des mosaïques. Celles-ci sont de véritables témoignages du passé prestigieux de Ravenne, au travers desquelles on peut appréhender l’histoire de l’ancienne capitale byzantine – cortèges, rois, reines, vêtements et bijoux, usages et coutumes d’un monde lointain et mystérieux. On pourrait rester des journées entières à l’intérieur de la basilique San Vitale sans parvenir à tout observer. Mais ce qu’il y a de plus incroyable, c’est que toutes les pièces de mosaïque sont faites de petites tesselles – morceaux de pâte de verre de la taille d’un ongle de bébé. Insignifiantes toutes seules mais qui, collées les unes aux autres, composent un ensemble absolument unique. Après la visite, il est l’heure de déguster une grande Piadina servie avec un bon verre de Sangiovese. Il ne faudrait tout de même pas oublier que nous sommes en Emilie-Romagne, terroir aussi riche que baigné de soleil!

«Dulcis in fundo», disaient les Latins. Gardons donc le meilleur pour la fin. Où d’autre qu’à Venise terminer une si jolie escapade?

Nous rejoignons la Piazza San Marco en bateau, à travers la lagune, exactement comme le faisaient les marchands méditerranéens au temps de la Sérénissime, comme on appelait jadis la République de Venise. Face à nous, San Giorgio, la Dogana, la Salute et, enfin, le Palais des Doges. Rien n’a changé. A ses visiteurs, Venise offre toujours la même vision de beauté éternelle et décadente. Elégance dans les formes et les couleurs, chaos calme, clapotis si significatif de l’eau contre les façades des palais, contraste entre l’animation de la place Saint-Marc et le silence des «calli» où il fait bon marcher au petit bonheur, se perdre des dizaines de fois dans la journée et toujours finir par retrouver son chemin. Un bon spritz et quelques antipasti de poisson à grignoter, ainsi s’exprime aussi la dolce vita à l’italienne, véritable art de vivre local. Fiers et toujours prompts, hier comme aujourd’hui, à défendre leur ville, que ce soit contre les Habsbourg, les troupes napoléoniennes ou les touristes irrespectueux, les Vénitiens savent aussi se montrer chaleureux, généreux et accueillants. Toujours de bonne humeur, ils sont de ceux qui pensent qu’avec un sourire et un bon petit verre de vin, les problèmes de la vie quotidienne n’ont rien d’insurmontable.

Milan, Florence, Rome, Ravenne, Venise… Impossible de tout dire ou de tout écrire. Quand je m’amuse à demander aux participants quelle est leur ville préférée, les réponses sont très variées. Chacun a laissé un bout de son cœur à un endroit différent… Et c’est très bien ainsi, il y a finalement de la place pour tous!

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