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Magie de l’opéra à Vérone

Récit de voyage du 21 au 24 juin 2018 | Bus no. 22

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Récit de notre guide:

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Greta Crestani

plusieurs informations

Comment tu es devenue une guide?

J’ai commencé á travailler comme guide en Italie quand j’allai á l’université. J’organisai les voyages pour les courses d école et pour les retraités aussi. Après j’ai travaillé poir un incoming tour operator en Italie. Quelque année plus tard, après le demenagement en Suisse, j’ai postulé pour Car Tours et… me voilà!

Quels sont les avantages d’un voyage de «car-tours»?

C’est tous bien organisé, tu dois seulement penser á t’amuser et á profiter bien. Et en plus les gens aiment bien connaître des amis pendant le voyage.

Raconte-nous d`une experience rigolo avec un groupe?

Une fois, on rentrait d’un voyage en Toscana et á Montreux toutlemond etait très fatigué et anxieux de rétourner á la maison. Sauf que on a trouvé un sacré bouchon sur la route. Alors avec le chauffeur on a mis la musique et on a organisé un karaoke. J’ai aussi servi un peu de vin comme apéro et á la fin toutlemond chantait comme á Sanremo. Même le chauffeur a fait deux ou troi morceau. Le bouchon est passé et on s’est même pas avisé….ça a été trop drôle.

Voyages-tu également pendant tes vacances? Si oui, où vas-tu?

Un peu partout, je vais souvent en Sicile mais aussi en plusieurs destinations en Europe et parfois des long voyages cet année j’ai été à Cuba. Voyager c’est toujous magnifique!

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Rêves d'opéra à Vérone & jardins de rêve italiens

4 jours de voyage dès Fr. 599.-

Date de voyage en Juin et Juillet 2020

Sommernacht Verona_Top

Voici un formidable voyage combinant admirablement villes italiennes d’intérêt, châteaux majestueux, jardins merveilleux ainsi qu’un opéra de votre choix dans les légendaires arènes de Vérone. Venez donc avec nous et réservez vos places aujourd’hui encore!

Magie de l’opéra à Vérone

S’il est vrai que Venise est la ville la plus visitée au monde et que Vérone fut rendue célèbre au 20e siècle par ses arènes, c’est donc Vicence – Vicenza en italien – qui fut la vraie perle cachée de ce voyage.

Nous y arrivons en début d’après-midi, après un rapide trajet parcouru dans une ambiance conviviale. Dès notre descente du car, nous prenons conscience que la ville n’a rien de conventionnel; au contraire, nous sommes très agréablement surpris par l’élégance et l’alignement des nombreux palais Renaissance qu’on peut admirer en parcourant le « corso », la rue principale de Vicence, aujourd’hui bordée de magasins et de « gelateria », où l’on s’arrête bien sûr pour le goûter, avec autant de plaisir que des enfants. Au temps de la Renaissance, nobles et marchands vénitiens venaient à Vicence pour y commercer ou s’y reposer: ils confiaient alors la conception de leur résidence à l’architecte Andrea Palladio. Vicence est l’incarnation même de Palladio. Tout ici nous rappelle en effet le grand architecte. Il commença à y travailler en 1523 et consacra sa vie entière à la recherche de la beauté et de la perfection en suivant les schémas antiques grecs et romains. En marchant dans ses pas, nous parvenons à son premier chef d’œuvre, la Basilica, au centre d’une vaste place.

« Excusez-nous, mais nous nous attendions à voir une église », me disent, perplexes, mes passagers. Je leur explique que dans la plupart des cas, le terme « basilica » signifie église, mais que celle-ci est un hommage aux basiliques romaines, qui étaient des édifices civils, à usage administratif et économique. Avec ses arcades, ses voûtes et son toit en forme de coque de bateau, le bâtiment est réellement imposant.

Mais la surprise la plus spectaculaire, le « teatro olimpico », premier théâtre couvert du monde moderne, se cache derrière d’anciens remparts. Palladio lui a dédié presque toute sa vie et mourut avant qu’il ne fut achevé. Jeux de lumières, couleurs, effets trompe l’œil, ornements en marbre et peintures – on se croirait vraiment à Thèbes à l’époque du roi Œdipe. Au sein de notre groupe, personne n’avait imaginé Vicence aussi riche. Au détour d’une ruelle, nous tombons sur une fête de jeunes musiciens. J’explique que le Conservatoire de la ville, ouvert en 1867, est un des plus importants du nord de l’Italie. A l’occasion de la fête de fin d’année, les élèves peuvent se produire dans la ville. L’atmosphère est vraiment gaie, sous les applaudissements nourris du public.

Le lendemain, la Vénétie se réveille sous une pluie battante et le groupe est un peu triste, certains participants ne souhaitant même pas venir à Venise. Je tente de les rassurer en disant qu’il ne pleut sûrement pas à Venise. Personne ne me croit, je ne suis pas une magicienne de la météo après tout… Mais je connais suffisamment la ville sur la lagune pour savoir qu’elle est souvent épargnée par la pluie alors qu’il tombe des cordes aux alentours.

A notre arrivée au parking de Tronchetto, il nous faut bien jouer zigzaguer entre deux flaques d’eau, mais le ciel est clair. Une magnifique balade en bateau le long du canal de la Giudecca nous conduit à Riva degli Schiavoni, tout près de la Piazza San Marco. Une demi-heure plus tard, le soleil brille, transformant notre visite guidée en une promenade vraiment très agréable. Les guides locales nous racontent non seulement l’art et l’histoire de la ville, mais nous apprennent également à marcher comme les Vénitiens, en gardant toujours notre droite, comme en voiture. Et nous commençons à percevoir la ville différemment, passant du rôle de touriste à celui d’autochtone, une perspective vraiment formidable. Entre les gondoles, les déguisements pour le carnaval, les vitrines alléchantes remplies de verreries de Murano, les mosaïques et les petits canaux, nous terminons la journée la tête pleine de vie et de couleurs.

Mais c’est le troisième jour qui aura sans aucun doute constitué le point fort de notre voyage. Nous avons hâte d’aborder, l’après-midi, la visite de la ville de Roméo et Juliette, puis d’assister à la Première 2018 d’Aïda, aux célèbres arènes. Assister à une représentation d’opéra à Vérone ce n’est pas simplement écouter de la musique lyrique. C’est une expérience multiple: l’attente avant de prendre sa place dans les gradins de marbre rose, l’émotion incroyable qu’on peut ressentir installé dans un monument vieux de 2000 ans, ressentir l’ambiance qui régnait au temps des Romains – dans un lieu à l’acoustique tout simplement parfaite, sans qu’aucun micro ne soit nécessaire.

Vers 19h, après une charmante balade dans le centre-ville et un apéritif suivi d’un délicieux repas du soir, nous prenons place dans la file d’attente précédant les contrôles de sécurité. Et nous voilà enfin à l’intérieur… Du haut des arènes, on aperçoit presque toute la ville – la haute tour des Lamberti, le fleuve Adige, les cloches des églises. Quelle expérience extraordinaire de voir la scène s’allumer à l’ouverture du spectacle, tranchant avec le bleu du crépuscule !

Aïda, c’est le plus célèbre des opéras de Giuseppe Verdi, composé pour l’inauguration du Canal de Suez et mis en scène pour la première fois au Caire. Raison pour laquelle, d’ailleurs, l’histoire se situe dans l’ancienne Egypte des pharaons. Pour la mise en scène, qui d’autre que Franco Zeffirelli aurait mieux pu rendre l’ambiance de l’époque ?

Toute la scène est occupée par une énorme pyramide dorée, de laquelle sortent tous les personnages et qui pivote sur elle-même à la fin de chaque acte.

Les habits et les costumes des personnages sont richement décorés – or, soie, broderie, perles et bijoux, l’œil ne sait littéralement plus où regarder.

Aussi belle que tragique, l’histoire d’amour entre Aïda et Radamès se termine sous un tonnerre d’applaudissements et c’est avec regret que nous quittons l’Egypte et notre rêve éveillé pour retrouver Vérone et le monde réel, avant de rejoindre lentement la sortie, puis notre car.

Au très sympathique restaurant « La Conca Verde », où les groupes car-tours sont reçus « comme à la maison », nous demandons à Mauro, le propriétaire, de prendre une photo de groupe.

Ciao… C’est sur un beau sourire fixé sur pellicule – le dernier parmi mille et un souvenirs – que s’achève notre magnifique voyage en Vénétie !

Greta Crestani

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