Comment es-tu devenue guide – qu’est-ce qui t’a conduite sur cette voie?
Une amie de la branche touristique m’a encouragée à me lancer. Elle voyait en moi les qualités essentielles: le sens de l’organisation, le contact facile et la passion du voyage. J’ai alors compris que guider des groupes me ressemblait vraiment: accompagner, transmettre et créer du lien, tout simplement.
Depuis quand fais-tu partie de la communauté car-tours.ch?
Depuis 2024.
Dans quelle(s) langue(s) accompagnes-tu tes clients?
En français et en italien.
Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ton activité de guide?
Accueillir, informer, transmettre, écouter les besoins des clients et leur ouvrir de nouveaux horizons avec enthousiasme : voilà ce qui m’anime. J’aime la diversité des rencontres. Ma plus grande satisfaction? Voir nos voyageurs rentrer chez eux dépaysés, sereins et heureux. Alors, je sais que j’ai rempli ma mission.
Dans quelle(s) région(s) te sens-tu particulièrement chez toi?
Je me sens chez moi partout où l’eau trace l’horizon: lacs, fleuves, mers, océans. J’ai un faible pour les cités portuaires — Marseille, Gênes, Trieste, Lisbonne, Hambourg — ces lieux où lumière, embruns et histoires de voyage s’entremêlent. Au final, je crois que je pourrais me laisser séduire par le désert et ses oasis, du moment que c’est beau.
Qu’est-ce qui définit ton style de guide?
Je crée une ambiance familiale, simple et joyeuse: je ris souvent et chante parfois au micro: cela met tout le monde à l’aise. J’allie écoute, sens du service et organisation carrée. J’anticipe au maximum, et quand un imprévu surgit, je trouve une solution: l’important est de garder le cap. Et que détente et bonne humeur se dégagent du car tout entier.
Trois choses sans lesquelles tu ne pars jamais en voyage?
Mon smartphone (indispensable). Mon carnet et quelques feutres de couleur pour surligner du texte ou laisser des messages aux clients. Et ma petite trousse de survie: bonbons, pansements, stylos, lunettes… sans oublier le rouge à lèvres et l’anticernes.
De quoi les clients peuvent-ils se réjouir lorsqu’ils partent en voyage avec toi?
De voyager dans les meilleures conditions possibles: j’encadre le groupe avec attention, humour et bienveillance. Je veille à ce que chacun se sente à l’aise, pris en charge et libre de profiter pleinement de ses vacances. Au fond, on est tous dans le même bateau — ou dans le même car — et mon rôle est de faire en sorte que ces jours passés ensemble soient fluides, agréables et joyeux.
As-tu un conseil à donner aux clients pour qu’ils profitent encore davantage de leur voyage?
Laissez vos tracas derrière vous. Ce voyage est votre parenthèse, votre bulle d’air, votre moment d’évasion. Relax Max: embarquez, respirez et profitez. Vous reviendrez avec les idées claires, l’estomac bien rempli, le cœur léger… et peut-être même des étoiles dans les yeux.
Que devraient absolument savoir les clients à ton sujet avant le départ?
Que je suis une épicurienne assumée: j’aime manger, rire, découvrir, profiter de la vie. J’adore apprendre, communiquer, mes chats, les grues et les containers, ma bibliothèque et voyager bien entendu, chapeau pointu. Côté caractère, je suis un cocktail maison: unique en son genre. Bref, avec moi, on voyage simple, on rigole et on parle vrai en toute intelligence. Alors, partants?
As-tu une anecdote particulièrement drôle ou mémorable à partager?
Lors d’un voyage en Ligurie et en Toscane, un trio d’amis avait discrètement emporté… leurs cors des Alpes! Rétractables, en fibre de carbone, ils avaient voyagé incognito dans la soute du car. Le troisième jour, après un repérage à vélo vite fait, je leur propose une petite balade surprise en bord de mer. Quelques pas plus tard, nous arrivons sur une jetée qui mène à un bar circulaire. Le rêve. A la surprise générale, ils assemblent leur instrument et nous offrent un concert improvisé. Une parenthèse suisse, au milieu des embruns et des passants italiens ébahis. L’ambiance du groupe a complètement basculé: ce cadeau spontané nous a tous rapprochés et le repas du soir fut l’un des plus joyeux du voyage.
Quel a été ton moment le plus émouvant en tant que guide?
Pas de moment particulièrement sensible jusqu’à présent, mais plutôt une attitude: la gentillesse des clients à la fin du voyage. Un sourire, un «merci», une expression satisfaite. Sentir que j’ai contribué à leur offrir quelques jours d’évasion et de détente… c’est ça, pour moi, le plus émouvant.
Qui ou qu’est-ce qui t’inspire lorsque tu voyages?
La nouveauté, le dépaysement, la découverte. J’adore tester les hôtels, les restaurants et tous les moyens de transport — car, train, bateau, avion… ou même montgolfière (rires). Tout ce qui me fait voyager m’inspire: les cartes géographiques, guides de voyage, de belles photos, les lieux insolites ou originaux. Et surtout, la magie des rencontres. Rien n’est écrit. Tout est à vivre.
Qu’est qui, à ton avis, fait la véritable valeur ajoutée d’un voyage en groupe?
La prise en charge complète du circuit: les clients peuvent vraiment se relaxer, tout est organisé de A à Z. Mais la vraie valeur ajoutée, c’est l’énergie du groupe. Les rencontres, les échanges, les personnalités… chacun est une pièce du puzzle. Chauffeur, guide, clients, personnes croisées en route: ensemble, nous créons une ambiance unique, impossible à vivre en voyageant seul.
Si tu ne devais dire qu’une seule phrase à tes clients avant le départ, quelle serait-elle?
Bienvenue à bord: laissez tout derrière vous et profitez vraiment du voyage.
Quelle est, à titre privé, ta destination de voyage préférée?
Une cité portuaire ouverte sur le large avec grues, containers et bateaux!
Quelle musique, quel livre ou quel film t’accompagne pendant tes voyages?
En principe, les musiques du pays visité. Pour le livre? De préférence un excellent guide: bien documenté, structuré, qui va à l’essentiel tout en étant agréable à lire. Quant au «film»… plutôt la vidéo, avec mon smartphone!
As-tu une devise sur la vie ou une citation préférée?
«Nous méritons toutes nos rencontres: elles sont accordées à notre destin et ont une signification qu’il nous appartient de déchiffrer.» François Mauriac