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Bernhard Russi, côté voyages

Où vous a conduit votre dernier voyage?
En Patagonie, à l’extrême sud de l’Amérique du Sud. C’était un voyage de rêve. Je voyage d’ailleurs beaucoup. Beaucoup trop, en réalité.

Où vous mènera le prochain?
J’aimerais enfin voir le soleil de minuit. Géographiquement, j’ai déjà été tout près, mais la météo n’était hélas pas favorable.

Où n’iriez-vous jamais?
Je ne peux pas répondre à cela clairement. Tout simplement parce qu’un voyage dépend toujours de circonstances, raisons ou obligations.

Parmi vos nombreux voyages, lequel reste votre plus beau souvenir?
Sans hésitation, l’Islande. Trois semaines loin des sentiers battus et des sites touristiques. En famille, avec véhicule 4×4, tente et boussole. Un séjour inoubliable.

Votre pays préféré, et pourquoi?
L’Argentine me fait forte impression. La diversité de la nature y est grandiose. Les montagnes, les lacs, les glaciers, la langue et même la cuisine m’émerveillent. En Argentine, je ressens toujours une sorte de soif d’aventure.

Avez-vous déjà été déçu par un voyage ou une destination?
Non! Quand je voyage, je ne vois que le positif et la beauté. Et il y en a beaucoup, partout. Ce qui est désagréable, je l’accepte aussi comme faisant partie du jeu.

«J’aimerais enfin voir le soleil de minuit»

Y a-t-il quelque chose que vous aimeriez absolument voir un jour dans votre vie?
Avant, c’était le Cerro Torre, la célèbre montagne de granit à la frontière argentino- chilienne. C’est désormais chose faite. Maintenant, comme je l’ai déjà dit, j’aimerais passer 24h sous le soleil de minuit.

Que vous apporte le voyage?
Beaucoup. Surtout de l’excitation, de l’aventure et des surprises. Parfois aussi une vraie détente.

Diriez-vous que voyager enrichit?
Oui. Mais il faut être ouvert à la nouveauté et à l’inhabituel.

Avec qui préférez-vous voyager?
Avec Mari, mon épouse. Nous partageons les mêmes centres d’intérêt – du moins presque. Il m’arrive parfois de devoir m’adapter, par exemple pour la visite d’un musée. Après coup, je suis toujours reconnaissant d’y être allé.

Avez-vous déjà vécu une situation délicate en voyage?
Pour une émission de télévision, j’ai atterri un jour en hélicoptère sur une plateforme pétrolière au large d’Abou Dhabi. Malheureusement, ce n’était pas la bonne. La police m’a arrêté et conduit au poste. Il lui a fallu douze heures pour me relâcher.

Bernhard Russi, côté voyages 1

Russi avec un testeur d’hôtels, devant le prestigieux The Chedi Andermatt.

Voyagez-vous plus volontiers individuellement ou en groupe?
Individuellement, sans hésiter, et avec le minimum d’organisation préalable. J’aime être confronté à l’imprévu et improviser.

En voyage, quel est votre moyen de transport préféré?
A pied, à vélo, en voiture et en avion. Dans cet ordre.

Que pensez-vous du «flight shame», cette honte de prendre l’avion?
Certains objectifs, rêves et obligations ne sont réalisables qu’en avion. On peut bien sûr objecter que les rêves et objectifs ne doivent pas forcément tous être réalisés.

Quelle importance accordez-vous au luxe en voyage?
Si par luxe on entend une bière fraîche ou une douche chaude, alors le luxe est très important pour moi. Sinon, la vue incroyable depuis un bivouac m’est plus précieuse que la climatisation dans une Rolls-Royce.

Bernhard Russi, côté voyages 2

«C’est avec Mari que je préfère voyager».

Qu’avez-vous toujours dans votre valise?
Un maillot de bain et une doudoune.

Qu’est-ce qui vous manquerait le plus, si vous l’aviez oublié?
Le livre que j’avais prévu de lire absolument pendant ce voyage me manquerait le plus.

Sur quels critères réservez-vous habituellement un hôtel?
Comme je suis un piètre planificateur, la question la plus importante pour moi est: y a-t-il encore de la place?

Vos trois villes préférées, et pourquoi?
Je n’en ai qu’une: Rio de Janeiro. Les plages vibrantes d’Ipanema et de Copacabana, le Corcovado avec la statue du Christ, le Pain de Sucre ou les rythmes de la samba — cette combinaison me fascine toujours autant.

Que faites-vous en tout premier lorsque vous arrivez dans une ville inconnue?
J’étudie minutieusement le plan de la ville. Toujours et partout.

Bernhard Russi, côté voyages 3

Les montagnes font partie intégrante de la vie de Russi.

Vous êtes-vous déjà perdu dans une ville étrangère?
Non. Justement parce que je prends toujours le temps d’étudier les plans des villes.

Sur un vol long courrier, à côté de quelle personnalité aimeriez-vous vous trouver par hasard?
Tiger Woods, le golfeur le plus titré de l’histoire du sport.

De quoi aimeriez-vous discuter avec lui?
De la vie en général. De l’être humain et de ses faiblesses en particulier.

Qu’est-ce qui vous agace le plus en voyage?
L’impatience de certains voyageurs.

Y a-t-il un type de personnes avec lequel vous auriez de la peine à voyager?
Il y a malheureusement toujours des «jesais- tout» et des sempiternels bavards. De ceux-là, je me passe volontiers.

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Après la création de la Coupe du monde de ski, les Suisses se retrouvaient le plus souvent derrière les Français et les Autrichiens. Jamais le moment n’avait pourtant été aussi propice à l’éclosion d’une nouvelle star qu’en 1970, lors des championnats du monde de Val Gardena. Ce que déclencha alors le jeune outsider de 22 ans, Bernhard Russi, avec sa victoire sensationnelle, fut un engouement d’une ampleur totalement inédite. Deux ans plus tard vint le triomphe olympique de Sapporo, puis en 1976, devant les 60’000 spectateurs du Bergisel, au-dessus d’Innsbruck, la médaille d’argent olympique derrière la nouvelle superstar, et futur ami, Franz Klammer. Deux ans après cette dernière médaille, Russi, élu à plusieurs reprises sportif suisse de l’année, mit un terme à sa carrière pour en débuter une seconde, tout aussi brillante. Il devint co-commentateur à la télévision suisse et, en tant que conseiller technique auprès de la FIS, la Fédération internationale de ski, conçut de nombreuses nouvelles pistes de descente. Les tracés des Jeux olympiques de Calgary 1988 jusqu’à ceux de Pékin 2022 portent sa signature, tout comme ceux des Mondiaux de Sestriere, Åre, Beaver Creek et Saint-Moritz. Membre du conseil d’administration d’Andermatt Swiss Alps, il se consacra principalement aux questions sportives et contribua de manière déterminante, aux côtés de l’investisseur Samih Sawiris, au succès et à la «renaissance» de son village natal d’Andermatt, alors plongé dans une dépression collective après le départ de l’armée. Alpiniste extrême passionné et excellent golfeur (handicap à un chiffre), Russi demeure très actif et très sollicité. Peu après sa retraite sportive, il signait déjà un contrat à vie (!) avec l’importateur automobile Walter Frey comme ambassadeur de la marque Subaru. Il représente également la marque de skis Völkl et l’opticien Visilab (depuis 18 ans!). Chroniqueur de longue date pour Blick, il siège en outre aux conseils d’administration d’Andermatt-Sedrun Sportbahnen AG et de Bogner Sport AG. Il fait «encore bien trop de choses», avoue celui qui compte toujours, à 77 ans, parmi les personnalités les plus en vue du pays.

Walter Frey & Russi, une collaboration à vie.

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