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Magie de l’Avent & circuit romantique en train à vapeur

Récit de voyage du 29 novembre au 2 decembre 2018 | Bus no. 19

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Récit de notre guide:

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Madeleine Vakkuri

Magie de l’Avent et Balades romantiques en train à vapeur

Quand les journées raccourcissent, la féérie de Noël approche à grands pas.

Quand s’en vient la magie de l’Avent et du « Christkindlmarkt » j’ai le cœur en fête.

Quand brillent les lumières de Noël, j’ai des étoiles plein les yeux.

Il fait encore nuit à Yverdon-les-Bains en ce jeudi matin, mais nos 13 participants sont déjà au rendez-vous, quelque 30 minutes avant l’heure du départ indiquée. Neuchâtel, les 19 hôtes « du haut et du bas » nous attendent. Certains se connaissent et reconnaissent notre chauffeur Thomas. Les discussions vont bon train mais il faut monter dans notre beau car de Zerzuben. En effet, d’autres passagers nous attendent à Bienne. Lorsque tous nos hôtes sont à bord, notre voyage vers la magie de l’avent autrichienne et les voyages avec les trains d’un autre âge pourra vraiment commencer.

C’est à l’hôtel-restoroute Trofana, d’un style alpin rustique, que nous nous arrêtons pour la pause du déjeuner. Nous ne sommes pas les seuls, il y a 6 autres cars Zerzuben alignés à côté du nôtre. Il semble que tout le monde a décidé de visiter le marché de Noël de Salzbourg, la superbe vallée du Salzkammergut et de découvrir les très beaux paysages villages des Préalpes.

Il ne fait pas encore nuit à l’arrivée à Salzbourg. Mais, la forteresse de Hohensalzbourg est déjà illuminée et nous aide à repérer notre chemin jusqu’à la place de la cathédrale où se trouve le « Christkindlmarkt » ou marché du petit enfant Jésus, l’un des marchés de l’Avent les plus anciens du monde datant du 16ème siècle. Les maisonnettes en bois joliment décorées sont un lieu de rencontre pour boire un vin chaud ou acheter des cadeaux. Tout autour, la vieille ville brille de mille feux. Les boutiques et parures de Noel et les belles enseignes en fer forgé des célèbres rues Getreidegasse et Judengassee séduisent tout un chacun.

N’oublions pas que Salzbourg, c’est la ville de Mozart et de la famille Trapp rendue célèbre par le film « La mélodie du bonheur ». L’office du tourisme de Salzbourg estime que 300.000 visiteurs viennent chaque année à Salzbourg pour suivre les traces du film. Mozart n’étant pour ces touristes, qu’accessoire ! Et pourtant, Mozart est présent partout et d’après l’office du tourisme de Salzbourg, « tout peut se faire (et se vendre) avec le portrait du grand fils de la ville qui a vu naître et grandir Wolfgang Amadeus Mozart ». Les millions de visiteurs de Salzbourg trouveront les traces du génie à tous les coins de rue. Par exemple, au No 9 de la Getreidegasse, sa maison natale et la Marktplatz où il installa sa famille. Nichée sur une petite place se trouve la confiserie Fürst. Cette entreprise familiale a une tradition de plus de 130 ans. Dans sa publicité, le fondateur, Paul Fürst, déclarait vouloir utiliser son expérience professionnelle forgée à Paris, Nice, Vienne. En 1890, après de nombreuses expériences, il crée une boule de chocolat et massepain nommé « Mozartkugel » qui est encore aujourd’hui confectionné à la main et selon la recette de l’ancêtre Fürst. Depuis quelques décennies, la « Mozartkugel » est copiée, produite industriellement et vendue dans le monde entier par des multinationales bien connues ! Ah, la rançon de la gloire !

A l’heure indiquée, nous retrouvons Thomas et son beau car pour parcourir les quelques 30 km qui nous séparent de notre hôtel dans la région du Salzkammergut. Il a fallu le repérer, perdu dans la nature enneigée. Mais le voilà qui brille de mille feux, dans la nuit noire. L’ambiance festive se retrouve aussi à chaque pas à l’intérieure de ce petit hôtel de famille. Comme il est tard, nous passons directement à table. L’accueil est chaleureux et la nourriture excellente. Lorsque nous découvrons finalement nos chambres, c’est l’émerveillement. Nous serons vraiment bien ici et nous ferons de beaux rêves qui ne seront pas dérangés par les trains de marchandises !

Le Salzkammergut, une région touristique non loin de Salzbourg, est entrée dans le patrimoine mondial de l’humanité de l’UNESCO en 1997. Ce territoire de Préalpes compte un chapelet de près de 80 lacs appréciés pour leurs plages et en hiver pour les vastes pistes de ski de fond. Non loin de notre hôtel se trouve les lieux de villégiature comme les petites bourgades au bord des lacs Fuschlsee, Wolfgangsee et le Mondsee.

 

Un bon petit déjeuner et c’est le départ en direction du lac de St Wolfgang et du Schafberg parcouru par un petit train rouge. Depuis 1893, le chemin de fer à crémaillère, dont la pente est la plus raide d’Autriche, conduit en été seulement de Saint Wolfgang jusqu’au sommet du Schafberg à plus de 1800 m. En hiver, le petit train s’arrête à la station d’évitement de Dornalpe située à 1015 m d’altitude après avoir franchi les 2,5 km et 25% de pente en un temps record de 15 minutes. Un wagon-bar installé sur la voie nous attend pour un vin chaud. Il a neigé quelques jours avant notre venue, mais malgré des températures positives, il reste un peu de neige pour faire de belles photos hivernales des montagnes alentours et du lac de St Wolfgang.

 

Petite promenade jusqu’au superbe village de St Wolfgang et son très beau marché du Christkindl. Nous avons beaucoup de chance, il y a encore peu de monde et il ne pleut pas. Le village est connu pour sa belle église devenue lieu de pèlerinage depuis le Moyen Age et biensûr pour la cébèbre opérette de Auberge du Cheval Blanc « Im Weissen Rössel » composée par Ralph Benatzki. Avant de rentrer à l’hôtel, nous visitons encore St Gilgen, un autre beau village au bord du lac de Wolfgang. Cette bourgade a vu naître la mère de Mozart. Quant à Nannerl, la sœur chérie de Mozart, elle y a vécu après son mariage. Et même si Mozart ne visita pas ce lieu, une fontaine à son effigie a été élevée devant la mairie ! Et pour tous ceux qui n’avaient pas trouvé la confiserie Fürst à Salzbourg, la confiserie Dallmann de St Gilgen confectionne des « Mozartkugels » produites à la main selon la recette de Fürst. Elles sont aussi et enveloppées dans un papier d’argent, tout comme l’originale. Ainsi, nos hôtes le désirant, peuvent encore se munir de ces boules de chocolats et amandes aux pistaches.

Et voici le grand jour pour tous les amoureux de locomotives à vapeur et leurs wagons d’époque.

Thomas nos amène jusqu’à Timelkam où nous allons faire connaissance de notre première superbe locomotive noire qui arrive en toussotant et fumant un charbon noir qu’elle a transporté jusqu’à 1925. Depuis l’arrêt de l’exploitation des mines de lignite, ce sont les touristes qui parcourent les 11 km entre Timelkam et Apflwang et visitent le wagon café pour boire un verre et tester leur équilibre !

Après une petite marche pour retrouver notre car, nous allons attendre un retardataire qui n’arrivait pas à quitter la gare d’Ampflwang et son petit magasin souvenir ! Normal, il connait si bien ces vieilles dames et est un membre bénévole bichonnant le petit train Blonay-Chamby. Finalement, nous allons jusqu’à la ville de Steyr où nous retrouverons notre dernier train de l’Avent. Mais avant le trajet, nous avons le peu de temps d’admirer la vieille ville au passé glorieux et riche en histoire et jalousée et le petit Christkindlmarkt. Aujourd’hui, ce sont aussi de belles maisons bourgeoises, une église et un château-musée au confluent des rivières Steyr et Ems qui nous attendent.

 

A quelques kilomètres seulement, nous retrouvons la gare terminus du chemin de fer de la vallée du Steyrtal. Rien de plus romantique qu’une balade sur la ligne ferroviaire la plus ancienne d’Autriche à voie étroite (760 mm de large seulement!). Partant de Steyr le chemin de fer longe la rivière Steyr jusqu’à la ville de Grünburg en un peu plus d’une heure. Le père Noël apparait soudainement dans notre wagon. Il est beau avec sa grande barbe blanche et son habit rouge. Il est si vieux qu’il en oublie son français. Un petit ange l’accompagne et distribue un bonbon aux « enfants sages ».

A son apogée en 1909, le chemin de fer transportait du bois, du charbon et des marchandises agricoles. Il parcourait 55 km. Aujourd’hui, ce sont les touristes et amoureux de ces belles dames d’un autre âge qui en été et sur demande en hiver parcourent cette belle vallée. Au cours de nos voyages et visitant la halle musée, on m’a appris un peu de « loco-technologie ». Par exemple, qu’elles se composent de 3 parties principales : la chaudière qui produit la vapeur, le châssis qui se compose du cadre et des roues et la machine à vapeur qui transforme la vapeur en force motrice. Vraiment, on ne meurt pas idiot en voyageant. Il faut croire que c’est vrai que les voyages forment la jeunée. Vous savez donc tous ce qu’il vous reste à faire !

Quand j’entends siffler et tousser la vieille et belle dame à vapeur, j’ai les yeux qui picotent.

Un bon petit déjeuner, les bagages en soute et c’est le départ. Ce matin il fait beau et doux et la neige que nous avions trouvée à l’arrivée jeudi soir a presque complètement fondue.

Nous traversons la ville de Salzbourg sans encombre. C’est dimanche matin, les Salzbourgeois dorment encore. Thomas propose d’emprunter les routes nationales jusqu’à Ellmau, la Mecque des concerts de musique folklorique et populaire au Tyrol. Les sommets des Préalpes autrichiennes sont belles saupoudrées de neige et le rayon de soleil sur le massif de l’empereur ou Kaisergebirg fait briller la roche grise. Nos participants sont émerveillés par la beauté des villages et vallées que nous empruntons. Malheureusement, après avoir parcouru la Bavière du sud et entraperçu le beau Mondsee, nous entrons au Tyrol et retrouvons la grisaille. En quittant Ellmau et la majestueuse montagne du Wilden Kaiser, nous reprenons l’autoroute vers Innsbruck. Les paroles de la chanson que met notre chauffeur disent « C’est l’heure de l’apéritif ». Et c’est donc en musique et dans la bonne humeur que je sers les boissons. Il neige à l’entrée du tunnel de l’Arlberg long de 15,5 km mais c’est la pluie qui nous accueille de l’autre côté, dans le Vorarlberg. Cette pluie drue va tomber jusqu’à notre arrivée à Yverdon. Mais tous s’accordent à dire qu’elle est la bienvenue, après des mois de sécheresse qui a particulièrement touché la navigation sur le Doux et le lac des Brenets !

Je remercie les 38 participants qui ont su créer une conviviale ambiance tout au long du voyage et notre Thomas, un chauffeur professionnel qui a toujours un mot sympathique pour tous.

A tous, je souhaite de belles et joyeuses fêtes de fin d’année et vous dit à bientôt, avec car-tours.

Madeleine

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