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Récit de voyage du 1er au 5 mars 2020 | Bus no. 16

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Récit de notre guide:

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Madeleine Vakkuri

plusieurs informations

Comment es-tu devenue guide-accompagnatrice de voyages?

J’ai déjà travaillé dans le tourisme durant les années 80. Suite à mon mariage et la naissance d’un bébé, je me suis sédentarisée et j’ai travaillé dans un bureau. Maintenant le bébé est grand et j’ai de nouveau le temps ET LA CHANCE, d’exercer le plus beau métier du monde.

Qu`est-ce qui te plaît particulierement dans ce metier?

Le contact avec les gens ! L’organisation, les situations imprévues et parfois cocasses…
L’improvisation de dernière minute représente un challenge qui me plaît énormément. Sans les imprévus, un voyage serait un peu monotone, non ?

Qu`est-ce que tu caracterise en tant que guide?

L’optimisme et l’enthousiasme que je peux transmettre à mes passagers.

Quels sont les avantages vois- tu dans un voyage en groupe?

Beaucoup d’avantages : Les gens voyagent l’esprit libre : tout est organisé, ils sont encadrés. Ils peuvent profiter des paysages durant le trajet plutôt que de se concentrer sur la conduite de leur propre voiture. Ils ne perdent pas de temps à chercher leur chemin, à acheter des billets, etc ET, généralement, il règne une bonne ambiance dans le groupe. Beaucoup de personnes se font de nouveaux amis durant ces voyages.

Qu`est-ce qui te plait le mieux dans tes tâches chez car-tours?

Beaucoup d’autonomie sans toutefois nous sentir isolés ou délaissés! Même à l’autre bout du monde, nous savons que nous pouvons compter sur le support de Car-Tours, 24h/24h en cas de problème. Nous disposons de toutes les informations nécessaires et utiles et les voyages sont très bien organisés. Et…. Nous pouvons proposer les destinations que nous souhaitons accompagner. Nos choix sont très souvent respectés.

Qui est ton héro dans le domaine des voyages?

Jacques-Yves Cousteau

Un evenement comique lors d`un voyage en groupe?

Récemment, en rentrant de Prague, après une pause-café, le bus est reparti. Soudain, il y a eu des cris d’hystérie, des passagères ont grimpé sur leurs sièges et une dame s’est enfermée dans les toilettes. Une attaque terroriste ? NON : une petite souris de 5 cm a embarqué à bord du car durant la pause-café. Le chauffeur s’est finalement arrêté sur un parking et nous avons débarqué la passagère clandestine.

Quel etait le plus beau compliment que tu as recu de la part d`un client?

Lors d’un voyage à Dresde, un groupe de clients m’a demandé à quelle heure je comptais me réveiller le lendemain matin. Et, le lendemain matin, 10 minutes après le réveil, le room-service a frappé à ma porte pour m’apporter le breakfast (complet) avec un petit mot de la part de ces clients : « reposez-vous encore un petit moment, vous le méritez »

Quelle a été ta plus belle experience avec Car-Tours?

Le soleil de minuit au Cap Nord, sans le moindre nuage

Quelle est ta dévise?

Rester chez soi c’est exister, voyager c’est vivre !

Quelle citation en rapport avec les voyages t`inspire?

« Un jour, vous serez plus déçu par ces choses que vous n’avez pas faites que par celles que vous avez faites. Alors larguez les amarres. Mettez les voiles et sortez du port sécurisant. Explorez ! Rêvez ! Découvrez ! » (Mark Twain)

Hit printanier en Toscane

Chère Italie (Toscane), nulle part, la culture et l’art, les paysages et la qualité de la lumière ne se sont associés aussi intimement à la vie quotidienne du peuple jusqu’à devenir sa nourriture spirituelle (Reby, 2016).

Notre excellent chauffeur Arun a bichonné son beau et grand car Zerzuben pour accueillir les 16 passagers de la route, 16 qui partent dans la bonne humeur pour leur destination: la belle Toscane de Pise, Florence et San Gimignano.

Après une halte au Relais St Bernard, nous empruntons la route en direction du tunnel du Grand St Bernard. A la sortie du tunnel dans la Vallée d’Aoste, nous retrouvons le soleil et la neige. Les skieurs, très nombreux en ce premier dimanche de mars, s’en donnent à cœur joie, l’hiver trop doux n’ayant offert que quelques journées enneigées à 1300 m d’altitude. En descendant vers Montjovet nous passons de l’hiver au printemps et admirons les forsythias et les premiers magnolias en fleurs. Les tables sont mises au restaurant assigné pour la pause repas. Aujourd’hui nous aurons droit à une spécialité ligure en entrée, les trofie et un pesto fait maison suivi d’un excellent ragoût de bœuf et pommes de terre au four. Après un bon repas et un petit café, départ en direction du Piémont, patrie du slow-food et de la région des riz Arborio, Valione, Carnaroli et du riz noir Venere, une espèce non OGM arrivée en Italie en 1997 et qui possède, à ce qu’on dit, des vertus nutritionnelle exceptionnelles. L’histoire raconte que Léonard de Vinci aurait joué un rôle important dans la construction des canaux de drainage des marécages de la plaine du Pô alors que Cavour, un des pères de l’indépendance italienne est crédité d’avoir entrepris la construction du canal qui transporte l’eau du fleuve Pô et du Lac Majeur afin de promouvoir la riziculture. Ici, les rizières s’étendent à perte de vue et en ce 1er jour du mois de mars, nous constatons que certains champs sont déjà prêts à recevoir les semences avant d’être inondés. Nous ne sommes pas loin de Vercelli, la capitale européenne du riz et capitale mondiale du risotto. Mais, nous avons déjà bien mangé et voulons arriver en Toscane !

Les tunnels sans fin, cela indique que nous sommes entrés en Ligurie dont la capitale est Gênes, le port le plus important d’Italie et la ville de naissance de Christophe Colomb. Après une courte halte dans un restauroute désert, nous roulons en directions de la Spezia, le principal point d’ancrage de la marine italienne et pénétrons en Toscane après avoir franchi la rivière Magra (la maigre) transformée en « très grasse » avec les pluies incessantes de ces derniers jours. La province de Massa Carrara est connue mondialement pour le marbre de Carrare extrait depuis la nuit des temps dans les Alpes apuanes. Il fait un peu trop sombre en cette fin de journée bien grise, mais au retour nous aurons le soleil pour éclairer ces superbes carrières blanches et au bord de la route, les blocs taillés dans les nombreuses scieries où ils seront aussi polis avant d’être expédiés aux quatre coins de la planète. Encore quelques dizaines de kilomètres et nous arrivons dans la province de Lucques où se trouve l’hôtel Country Club, notre pied à terre pour 4 nuits. Un apéritif de bienvenue nous est servi au bar. Les langues se délient et nous apprenons qu’un Neuchâtelois du groupe est appelé l’éclair parce qu’il est du tonnerre. Nous allons le tester ces prochains jours. Finalement, nous passons au restaurant où un succulent buffet d’antipasti nous attend. Il est suivi d’un premier plat et plat principal sans oublier un dessert et des gâteaux que le chef a spécialement faits pour nous remercier d’être venus. Tout le monde rejoint sa belle et grande chambre le sourire aux lèvres pour tomber dans les bras de Morphée !

 

Après un sommeil réparateur, c’est dans la bonne humeur que nous nous retrouvons pour un excellent buffet petit déjeuner. Aujourd’hui nous allons essayer de redresser la tour penchée de Pise. C’est avec (Madame) Lilly, notre accompagnatrice du jour que nous empruntons la route pour Pise. En chemin, on découvre la muraille si bien préservée de Lucques et les maisons de style Liberty se trouvant exta-muros. Encore 25 kilomètres et Arun nous dépose sur le grand parking absolument vide de Pise où nous attend Carlotta, la guide locale. Un coup d’œil et la magie opère, comme à chaque fois que nos passagers perçoivent la Place des Miracles ou « Piazza dei Miracoli » inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1987, pour la première fois. C’est ici que se trouve la Tour penchée, mais pas seulement car la place est composée de 4 monuments d’une richesse architecturale incroyable: Le Baptistère St Jean, le Duomo ou cathédrale Notre-Dame de l’Assomption, le Camposanto ou cimetière et le Campanile connue par tous comme la Tour penchée de Pise ainsi que le musée des sinopies qui expose les fresques du Camposanto. Le tableau de la place est d’autant plus magnifique qu’il n’y a personne, à part quelques jeunes touristes Japonais et Chinois amateurs de selfies et il ne pleut pas !

Nous commençons la visite en nous dirigeant vers le Baptistère St Jean le plus grand d’Italie. La construction de ce bâtiment de marbre blanc débuta en 1153 dans un style roman et se termina en 1386 par le second étage d’un style gothique. La cathédrale Notre Dame de l’Assomption est un chef-d’œuvre de style roman-pisan. Commencée en 1064 elle est achevée à la fin du 12ème siècle et sera la plus grande cathédrale d’Europe ce qui dénote de la puissance de la république maritime de Pise, qui à l’époque n’était pas très loin de la mer et du fleuve Arno. L’intérieur est composé de cinq nefs et d’une soixantaine de colonnes en granit. Les murs sont recouverts de marbre noir et blanc. Dans l’abside on peut admirer une très grande mosaïque représentant le Christ entouré de Marie et St Jean l’Evangéliste. Le Camposanto n’était pas à l’origine conçu pour devenir un cimetière, mais le projet change en cours de construction pour finalement abriter des sarcophages romains que d’illustres Pisans et personnages importants utilisèrent pour eux. La tour de Pise de 56 m de haut côté sud et environ 2 m de plus côté nord est le campanile (le clocher) de la cathédrale de Notre Dame de L’Assomption. Elle comporte un escalier intérieur en colimaçon de 293 marches. C’est certainement la tour du Moyen Age la plus connue et l’un des symboles de l’Italie. Pour la petite histoire, l’inclinaison de la tour apparue très rapidement après l’ajout du 3ème étage en 1173. Des travaux ont été entrepris en 1993 en raison du risque d’écroulement et ont permis de redresser la tour et de la stabiliser, au moins pour 100 ans !

Non loin de la Place des Miracles est érigé, sur la place dei Cavaglieri le Palais della Carovana un des palais historiques les plus connus de la ville. Au 16ème siècle, il fut reconstruit et agrandi et depuis 1846, il est le siège de l’école normale supérieure, l’une des meilleures du pays. En fin de visite, nous avons du temps libre. Il commence à pleuvoir et comme la plupart des magasins et restaurants sont fermés, le groupe décide d’aller manger dans un petit restaurant de la rue piétonne, non loin de la jolie fontaine des Putti (des petits anges).

A 15 heures nous sommes attendus à Lari chez Martelli la troisième génération de fabriquants de pâtes (penne, spaghetti, spaghettini, fusilli et macaroni) depuis le milieu des années 1920. Les pâtes Martelli sont produites avec de la semoule de blé dur toscane de haute qualité. La pâte est pétrie lentement avec juste un peu d’eau froide. Les moules « tréfileries » en bronze garantissent une surface rugueuse qui permet à la sauce d’accrocher aux pâtes. Cette petite ville est aussi connue pour ses cerisiers et la liqueur de cerises que nous allons déguster avant de faire une promenade dans le village et acheter des salamis de sanglier et même des tripes au boucher qui est sorti avec un plateau dégustation ! Ensuite c’est le retour à l’hôtel pour l’apéritif.

 

La météo ne nous promet rien de bon pour la visite de Florence, capitale de la Toscane et capitale de l’Italie de 1865 à 1871. C’est en Toscane au 14ème siècle et tout particulièrement à Florence que naquit la Renaissance, tout d’abord un système économique. Les cités marchandes italiennes s’enrichissent grâce au commerce de la soie et des épices, de l’industrie du cuir et autres, d’un système bancaire moderne, du Florin qui devient la monnaie internationale et la lettre de change. Cette prospérité amène les villes indépendantes italiennes à rivaliser entre elles dans le domaine de la culture, des arts et des sciences. La famille au pouvoir à Florence, les Medicis devient le mentor de tous ces artistes géniaux qui font qu’aujourd’hui ce sont des millions de visiteurs qui viennent admirer la ville. Florence a inspiré des générations d’écrivains, de peintres, d’artistes en tout genre et même les 16 du car no 16, qui ont eux aussi envie de voir ces palais et églises construits pendant la Renaissance entre 1440 et 1550 à l’initiative des puissantes familles.

Mais, avant de nous rendre à Florence, nous allons à Prato visiter la biscuiterie (biscottifficio) Antonio Mattei qui depuis 1858 produit les fameux Cantuccini, biscuits croquants aux amandes et aux œufs frais connus en Toscane et dans le monde entier. Notre petit groupe est très bien accueilli, les autres groupes ayant annulé le voyage. Marta de l’agence vient nous accueillir avec Monica la guide avec qui nous allons visiter Florence et, comme le groupe est petit et très discipliné, nous avons un peu de temps pour marcher dans la vieille ville de Prato : La très belle cathédrale (Duomo) et son campanile sur la place du même nom est de style romano-pisan alors que le Palazzo Pretorio sur la Piazza del Comune est l’ancienne résidence du capitaine du peuple est de style roman tardif et gothique. Aujourd’hui elle abrite un Musée et l’office du tourisme de la ville et région et la statue de l’enfant du pays Francesco di Marco Datini (1335 – 1410) banquier, négociant, éleveur de moutons et spéculateur. Il inventa la lettre de change qui favorisa le paiement des échanges commerciaux jusque dans les années 1970 ! Peut-être que c’est pour se faire pardonner que Datini créa une fondation pour les pauvres de Prato qui existe encore aujourd’hui. Prato est un haut lieu du tissage lainier depuis le 12ème siècle et en 2020, c’est une ville importante de l’industrie textile d’Italie. Elle accueille une très importante communauté chinoise qui, depuis le coronavirus, s’est mise en quarantaine.

Nous sommes tous de bons marcheurs et pensons que, comme on le dit en allemand, « Regen macht schön », la pluie rend beau et décidons avec Monica de faire une bonne promenade passant devant l’université, la basilique San Lorenzo, l’église Santa Maria Maggiore et de nombreux magasins et restaurants aux odeurs alléchantes si bien que nous décidons d’aller manger avant la visite de la cathédrale et des curiosités si nombreuses de la ville située au pied de l’Apennin du nord et traversée par le fleuve Arno. Notre repas nous le prendrons à l’Eataly de Florence, un concept iconoclaste créé par le Piémontais Oscar Farinetti et qui mélange restauration et vente de produits alimentaires italiens de qualité depuis 2007 et qui commence à conquérir le monde et les 16 du car no 16. Tout est intéressant, l’histoire, le choix de l’approvisionnement et la priorité donnée aux artisans et aux petits producteurs ainsi que le bannissement de Barilla ou Coca-Cola ! Ce concept convivial semble plaire aux jeunes et moins jeunes, à Florence comme à Munich et New York. Après un bon repas, nous sommes immunisés à la pluie et continuons notre découverte par la cathédrale Santa Maria del Fiore (Sainte Marie de la Fleur – le lys de Florence) un incroyable bâtiment de marbre accolé au campanile de Giotto et face à l’extraordinaire porte du Paradis et du baptistère Saint-Jean. A l’angle de la place s’élève la Loggia del Bigallo, un palais construit au 14ème siècle pour la Société de Sainte-Marie de la Miséricorde. Le baptistère Saint-Jean-Baptiste est l’un des bâtiments les plus anciens de Florence et des plus extraordinaires grâce à ses Portes du Paradis en bronze. De la place de la cathédrale nous nous dirigeons lentement vers la basilique de San Lorenzo et passons devant le Mercato Centrale, un marché couvert avant d’arriver à la plus belle place, la Piazza della Signoria, centre politique depuis le Moyen Age et qui héberge diverses sculptures (comme la copie du David de Michel-Ange), et la fontaine de Neptune, la Loggia della Signoria et sa galerie voutée, l’hôtel de ville et le Palazzo Vecchio construit à la fin du 13ème siècle comme bureaux du gouvernement de la République florentine sous les Medicis. En continuant vers l’Arno se trouve la Galleria degli Uffizi le musée le plus fréquenté d’Italie. En temps normal il faut faire la queue pendant des heures ou mieux, acheter son billet sur internet des mois à l’avance, mais aujourd’hui l’entrée est libre et il n’y a personne !. Les Uffizzi renferment la plus importante collection au monde d’art de la Renaissance. Un peu plus loin, le Ponte Vecchio, le vieux pont couvert, le seul pont qui a résisté au temps et à la guerre se traverse, en empruntant le Corridor de Vasari, un passage secret qui reliait le Palazzo Vecchio au Palais Pitti. La plupart des boutiques vendant des bijoux en or et en argent sont fermés ! En raison de la pluie et du froid (eh oui) nous n’irons pas jusqu’au Jardin de Boboli, nos hôtes préférant faire les boutiques ou cafés. Encore un peu de temps libre et c’est devant la statue de David que nous nous retrouvons pour aller ensemble vers la Piazza Santa Croce sur laquelle s’élève la statue de Dante Alighieri, un des grand poètes, écrivains, penseurs et pères de la langue italienne et la Basilique de Santa Croce qui abrite les tombeaux de Michel-Ange, Dante, Nicolas Machiavel et Galilée. Malheureusement, elle est fermée. C’est au bord de l’Arno que nous retrouvons notre chauffeur et car. Il y a un car de Japonais devant nous. Ce sont certainement ceux que nous avons rencontré au cours de nos visites !

 

Ce matin il fait un temps superbe pour la visite de San Gimignano. Quelle chance ! Nous allons finalement pouvoir admirer les paysages de collines et cyprès.

Après le petit déjeuner, nous retrouvons Lilly avec plaisir. Elle nous accompagnera toute la journée et nous contera l’histoire des grandes familles toscanes, les amours de Giacomo Puccini, le compositeur de la Bohème, qui vécut dans la région. A Pistoia, nous admirons les pépinières qui ont fait la renommée de la région depuis que Casimiro Mati transforme son établissement horticole familial en une nouvelle activité florissante : une pépinière. Quittant l’autoroute pour emprunter la SuperStrada en direction de San Gimignano se dévoile la « vraie toscane » de collines et villages médiévaux perchés sur les hauteurs, de fortifications au sommet des collines, de cyprès, et vallées verdoyantes. Après la pluie, le beau temps, nous le méritons. Finalement, nous sommes au pied de la petite ville médiévale connue pour ses « gratte ciels » du 13 et 14ème siècle. A l’époque, San Giminiano en possédait 75 qui surplombaient la Vallée Elsa. Aujourd’hui il n’en reste que …. 14 ! (en réalité 13. Mais les italiens sont superstitieux !) C’est à pied que nous parcourons la centaine de mètres qui nous séparent de la porte principale de la ville avec Valentina, la guide officielle de San Gimignano. Une charmante balade dans cette ville désertée des touristes nous amène jusqu’à la Piazza della Cisterna (place de la citerne) dont les maisons et les tours datent des 13e et 14e siècles. Lilly nous attend pour nous donner notre récompense…. un bon pour déguster une glace (deux parfums) de la Gelateria Dondoli, champion du monde pas une mais deux fois ! Sur la Piazza del Duomo (cathédrale) s’élève le Palazzo del Podesta (palais du pouvoir) avec les tours Rognasa et Grossa. La balade à travers la ville continue avec Valentina. Nous allons jusqu’au haut de la ville et des remparts. De cette hauteur, nous pouvons faire de belles photos de la ville et des paysages alentours. A la fin de la visite, nous avons un peu de temps libre avant de nous retrouver près de la porte San Giovanni pour redescendre vers le parking. Pour terminer la visite de la région en beauté, nous avons rendez-vous à la « Fattoria Poggio Alloro » pour déguster le célèbre vin blanc Vernaccia de San Giminiano et deux vins rouges accompagnés d’un fromage local, de pain sans sel toscan et de la fameuse huile d’olive maison. A la petite boutique, le propriétaire décrit avec amour et fierté sa terre, son histoire, ses vins et son huile d’olive extra vierge et biologiques.

 

Une si belle journée ne peut se terminer qu’en empruntant, pour quelques dizaines de kilomètres, le chemin des écoliers. Le retour se fait tout en beauté et douceur. A l’hôtel, un bon repas nous attend. Demain il faudra se lever de bonne heure.

 

Les bagages chargés, départ en direction de la Suisse avec le soleil qui nous permettra d’admirer les Apennins et Apuanes, les carrières de marbre et les villages et criques du bord de mer. Mais plus nous nous dirigeons vers le nord, plus la grisaille et la pluie viennent nous déranger. Nous rencontrons des routes bloquées à hauteur de Vercelli et ensuite des travaux. Nous sommes contents d’arriver au restaurant réservé pour le repas de midi avec tout de même plus d’une heure de retard…. A la sortie d’Etroubles un policier nous arrête. Il a reçu l’ordre de nous interdire la montée vers le tunnel du Grand St Bernard…. Il neige et d’après lui la route serait fermée du côté suisse. Nous allons sur un parking, téléphonons au bureau de Zerzuben et à la police cantonale département des routes. Ils ne comprennent pas. Alors, nous retournons sur nos pas et surprise, le policier a disparu, nous avons devant nous un chasse-neige qui nous ouvre la route jusqu’au dernier village de la montée du Val d’Aoste. A la sortie du tunnel du côté valaisan, il neigeote encore un peu, mais après 100 m de dénivellation, c’est la pluie… Encore quelques kilomètres et nous dirons au revoir à nos deux charmantes « valaisannes » à Martigny.

 

Ce fut un petit groupe en raison des nombreuses annulations. Mais quel groupe ! Une famille qui ne demandait qu’à rire et s’entraider et qui, ne l’oublions pas, appréciait la bonne chère. J’ai suivi les recommandations d’un certain passager, et j’ai presque coupé les pieds des membres de notre groupe sur les photos afin d’éviter les mauvaises odeurs !

 

Nous confirmons que personne n’a laissé du vin, de l’huile d’olive, du salami de sanglier ou des tripes pour la fondation Arun et Madeleine. Merci à vous les 16 du car 16, qui avez jusqu’à l’arrivée, suivi à la lettre les consignes de votre accompagnatrice ! Vous étiez tous du tonnerre et ce sera un grand plaisir de vous rencontrer lors d’un prochain voyage car-tours.

 

Un grand merci à Arun notre chauffeur qui nous a démontré sa dextérité sous la neige, s’il avait encore à prouver sa maestria !

 

Amicalement,

Madeleine

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